Détecteurs de mouvement PIR volumétriques
Principe et performances
Un détecteur PIR (infrarouge passif) capte les variations de rayonnement thermique dans son champ de vision. Un corps humain à 37 °C se distingue de l'ambiance par un différentiel supérieur à 0,1 °C — suffisant pour déclencher le capteur. La lentille Fresnel multicouche (20 à 60 segments) crée un quadrillage de faisceaux qui couvre 90 à 120° en angle et 10 à 15 m en portée, soit une surface de 20 à 60 m² depuis un coin de pièce à 2-2,5 m de hauteur. La détection est optimale quand l'intrus traverse les faisceaux perpendiculairement — une progression parallèle réduit la sensibilité de 50 à 70 %.
Les modèles avec immunité animaux masquent les zones inférieures à 60 cm du sol et analysent la signature thermique (masse, vitesse, hauteur) pour distinguer un humain de 60-100 kg d'un chat de 4 kg — réduisant les fausses alertes de 80 à 95 %. La sensibilité est réglable sur 3 niveaux selon l'environnement.
Technologies avancées
Les modèles à double technologie PIR + micro-ondes exigent une confirmation simultanée des deux capteurs (logique AND) avant de déclencher l'alarme. Les micro-ondes (10-24 GHz, effet Doppler) détectent les mouvements indépendamment de la température — éliminant 90 à 95 % des fausses alertes dues aux courants d'air, variations thermiques de radiateurs ou rayons de soleil. Ces modèles sont recommandés pour les commerces et les environnements perturbés.
Les détecteurs haut de gamme intègrent une anti-masquage actif : un capteur de proximité IR détecte toute approche à moins de 30 cm et déclenche immédiatement l'alarme si quelqu'un tente de couvrir ou d'obstrue le détecteur avant de le neutraliser. La supervision radio bidirectionnelle (heartbeat toutes les 30-60 minutes) garantit que la perte de signal d'un détecteur est immédiatement signalée comme défaut technique.
Contacts magnétiques portes et fenêtres
La protection périmétrique de base
Chaque porte ou fenêtre non protégée est un accès potentiel pour un intrus. Le contact magnétique est composé de deux éléments : un interrupteur reed sur la partie fixe (dormant) et un aimant sur le vantail mobile. En position fermée, l'aimant maintient le circuit électrique fermé. Dès que l'espacement dépasse 10 à 15 mm, le circuit s'ouvre et le signal radio est envoyé à la centrale. Fiabilité : 1 à 10 millions de cycles, durée de vie 10 à 20 ans. Autonomie des piles : 2 à 3 ans.
L'espacement idéal entre les deux éléments en position fermée est de 3 à 8 mm. Un espacement supérieur à 10 mm peut entraîner des non-détections ; inférieur à 3 mm des vibrations peuvent générer de fausses alertes. Les cales auto-adhésives de 1 à 3 mm permettent d'ajuster facilement les désalignements dus aux déformations des cadres.
Modèles spécialisés
Les contacts encastrés (Ø 12-18 mm, profondeur 40-60 mm) sont invisibles de l'extérieur — idéaux pour les portes d'entrée représentatives ou les vitrines de commerce. Les contacts anti-sabotage IK08-IK10 en boîtier inox résistent aux chocs jusqu'à 20 joules et déclenchent l'alarme en cas d'arrachement. Des modèles spécifiques existent pour les rideaux métalliques de commerce, les portails coulissants ou battants, et les volets roulants.
Les capteurs de chocs et vibrations complètent utilement les contacts en détectant les tentatives d'effraction forcée (coup de bélier, pied-de-biche) 5 à 30 secondes avant l'ouverture complète — gagnant un temps précieux pour l'alerte.
Détecteurs de bris de vitres acoustiques
Un intrus qui brise directement une vitre sans l'ouvrir ne déclenche aucun contact magnétique. Le détecteur de bris de vitres comble cette lacune. Son microphone piézoélectrique analyse en temps réel le spectre acoustique ambiant et identifie la signature fréquentielle caractéristique d'une vitre brisée : un choc initial graves (100-500 Hz) suivi d'un éclatement aigu (10 000-15 000 Hz), le tout en moins d'une seconde. Un seul détecteur peut couvrir 5 à 10 m² de surfaces vitrées depuis une position centrale à 1 à 5 m de distance.
Les algorithmes modernes exigent une double confirmation temporelle et fréquentielle avant déclenchement — éliminant 80 à 90 % des fausses alertes dues aux bruits impulsionnels isolés (claquement de porte, vaisselle, aboiement). La sensibilité est ajustable pour s'adapter à l'épaisseur des vitrages (4 à 44 mm, simples ou feuilletés). Autonomie sur piles : 12 à 24 mois.
Détecteurs extérieurs et barrières infrarouges
PIR extérieurs IP65
Les détecteurs PIR extérieurs en boîtier IP65 surveillent jardins, terrasses, allées et parkings à 10-15 m de portée. Les modèles double technologie PIR + micro-ondes sont recommandés en extérieur pour éliminer les fausses alarmes dues au vent, à la pluie, aux insectes et aux petits animaux. Installez-les à 2-3 m de hauteur sur mur ou poteau, orientés vers les zones d'accès logiques. La compensation automatique de température maintient une sensibilité constante de -20 °C à +50 °C.
Barrières infrarouges actives
Les barrières IR actives créent des rideaux lumineux invisibles entre un émetteur et un récepteur espacés de 5 à 100 m. La coupure d'un faisceau déclenche l'alarme. Les configurations multi-faisceaux (2 à 12 faisceaux superposés, espacés de 20 à 50 cm) empêchent le franchissement par rampement, saut ou enjambement. Étanchéité IP65/IP67, fonctionnement de -30 °C à +60 °C. Idéales pour les clôtures, les allées d'accès et les périmètres industriels.
Armements et zones
Une bonne configuration distingue les zones périmètriques (contacts portes/fenêtres, PIR extérieurs — déclenchement immédiat sans délai) des zones volumétriques intérieures (PIR salons/couloirs — déclenchement après délai d'entrée de 30 à 60 secondes permettant le désarmement). Le mode armement partiel nuit maintient les périmètres actifs tout en désactivant les volumes intérieurs — vous pouvez circuler librement la nuit sans déclencher l'alarme. Le mode bypass temporaire permet de désactiver ponctuellement une zone ouverte (fenêtre entrebâillée pour aérer) tout en maintenant le reste du système armé.