Enregistreurs DVR pour caméras analogiques
Architecture et compatibilités
Le DVR intègre 4 à 32 entrées BNC coaxiales (une par caméra) et des convertisseurs analogique-numérique qui numérisent les signaux vidéo avant de les compresser en H.264 ou H.265. La détection automatique du standard de chaque caméra connectée (HD-TVI, AHD, HD-CVI ou CVBS legacy) évite tout paramétrage manuel — c'est du plug-and-play.
Les DVR hybrides acceptent simultanément des caméras analogiques HD et des caméras IP réseau sur les mêmes entrées, permettant une modernisation progressive : conservez les caméras et câblages coaxiaux existants tout en ajoutant des caméras IP sur les nouvelles zones, sans remplacer l'enregistreur.
Avantages pour les installations existantes
Le principal atout du DVR est la réutilisation des câbles coaxiaux déjà en place : RG59 jusqu'à 300 m, RG6 jusqu'à 500 m — sans répéteur intermédiaire, contre 100 m maximum pour l'Ethernet IP. Le coût total d'un système DVR + caméras analogiques HD est généralement 20 à 40 % inférieur à un équivalent NVR + caméras IP pour une qualité vidéo comparable en 1080p-4MP.
Enregistreurs NVR pour caméras IP réseau
Architecture réseau et switch POE intégré
Le NVR intègre un switch réseau Gigabit multi-ports (4 à 32 ports selon le modèle) qui reçoit directement les flux vidéo déjà numériques des caméras IP — sans conversion analogique-numérique. La majorité des NVR professionnels intègrent un switch POE qui alimente simultanément les caméras via le câble Ethernet, sans alimentation secteur séparée par caméra (15,4 W par port en 802.3af, 30 W en 802.3at PoE+).
Le protocole ONVIF garantit la compatibilité entre caméras et NVR de marques différentes. Les débits internes Gigabit (1 000 Mbps) sont largement suffisants : 8 caméras 4MP à 6 Mbps chacune représentent seulement 48 Mbps de débit total.
Évolutivité
Contrairement au DVR limité par ses entrées BNC physiques, le NVR peut intégrer des caméras supplémentaires par simple connexion réseau, dans la limite des canaux licenciés. Certains modèles permettent l'extension par achat de licences logicielles sans remplacement du matériel.
Stockage sur disque dur
Capacités et calcul de rétention
Les enregistreurs acceptent 1 à 4 disques durs SATA 3,5" de 1 à 8 To par emplacement. Utilisez des disques spécialisés vidéosurveillance (WD Purple, Seagate SkyHawk) optimisés pour les écritures intensives 24h/24 — les disques bureautiques standard ne sont pas conçus pour ce type d'usage et s'usent prématurément.
Estimations de rétention à titre indicatif :
- 4 caméras 1080p H.264, enregistrement continu : 7 à 10 jours sur 1 To, 30 à 40 jours sur 4 To
- 8 caméras 4MP H.265, enregistrement continu : 10 à 15 jours sur 2 To
- Enregistrement sur détection de mouvement uniquement : rétention multipliée par 5 à 10 selon le taux d'activité
Gestion du stockage
L'écrasement cyclique automatique supprime les enregistrements les plus anciens dès que le disque est plein — le système tourne en boucle sans intervention. Vous pouvez verrouiller manuellement des séquences importantes pour les protéger de l'écrasement et les exporter vers une clé USB, un disque externe ou un NAS réseau. Les formats d'export (MP4, AVI) sont universellement lisibles sur tout appareil. Les modèles haut de gamme proposent une configuration RAID 1 (miroir) pour une redondance contre la panne de disque.
Modes d'enregistrement
Enregistrement continu 24h/24
Toutes les caméras enregistrent en permanence sans condition. Historique exhaustif sans lacune — indispensable pour les sites à haute sécurité (banques, datacenters) où toute interruption est inacceptable. Inconvénient : consommation de stockage maximale, nécessitant des disques de grande capacité ou des archivages fréquents.
Enregistrement programmé par plages horaires
L'enregistrement s'active uniquement sur les plages définies (par exemple : nuits 20h-7h pour une résidence, heures d'ouverture 8h-19h pour un commerce). Économie de stockage de 50 à 70 % par rapport au continu. La configuration se fait par calendrier hebdomadaire avec des exceptions pour les jours fériés ou les absences prolongées.
Enregistrement sur détection de mouvement
L'enregistreur ne capture que lorsqu'un mouvement est détecté dans les zones définies. Économie de stockage supérieure à 90 % si les zones sont peu fréquentées — la rétention peut atteindre plusieurs mois. Un pré-enregistrement tampon de 5 à 10 secondes capture le début de l'événement avant la détection. Un post-enregistrement de 30 à 120 secondes prolonge la capture après la fin du mouvement.
La qualité du paramétrage est déterminante : définissez des zones de détection précises (entrée, allée, porte) et masquez les zones génératrices de fausses alarmes (arbres, rue en arrière-plan, animaux). La sensibilité s'ajuste de 1 à 10 selon le niveau d'activité de la zone.
Visualisation locale et accès à distance
Moniteur local HDMI / VGA
La sortie HDMI 4K affiche toutes les caméras simultanément en mosaïque (2×2, 3×3, 4×4) ou en plein écran pour une caméra sélectionnée. La navigation dans les menus et les enregistrements s'effectue via souris USB ou télécommande infrarouge. Les informations (date, heure, nom de caméra, état de l'enregistrement, occupation du disque) s'affichent en surimpression sur l'image.
Accès smartphone et web
Connectez l'enregistreur à votre box internet par câble Ethernet. L'application iOS/Android (gratuite, appairage par QR code via le service cloud P2P du fabricant) permet de visionner les flux en direct, consulter les enregistrements passés, télécharger des clips et recevoir des notifications push lors des détections de mouvement. Les flux sont chiffrés SSL/TLS. Vérifiez le débit montant de votre connexion internet : comptez 1 à 4 Mbps par flux HD visionné à distance.
Conformité RGPD
Affichez des panneaux de vidéosurveillance à toutes les entrées des zones surveillées. Limitez le champ des caméras à votre propriété privée. La durée de rétention légale est de 30 jours maximum. Les installations professionnelles (commerces, entreprises avec salariés) nécessitent une déclaration auprès de la CNIL.