Détecteurs de fumée connectés
Ces détecteurs utilisent la même technologie optique photoélectrique que les DAAF autonomes certifiés NF EN 14604 — ils satisfont donc l'obligation légale de la loi Morangis 2015. En plus de leur sirène locale de 85 dB, ils transmettent le signal à la centrale via radio 433 ou 868 MHz, ce qui déclenche les sirènes 110-120 dB de tout le système et envoie une notification push à votre smartphone. Dans une maison à deux niveaux, une fumée détectée au sous-sol réveille les occupants des chambres du premier étage — là où un DAAF autonome serait inaudible.
Les modèles à pile lithium scellée 10 ans ne nécessitent aucun remplacement de pile durant toute leur durée de vie. La supervision radio bidirectionnelle (heartbeat toutes les 30-60 minutes) signale immédiatement en application toute perte de communication ou faiblesse de batterie.
Détecteurs d'inondation à sonde câblée
La sonde (1 à 3 m de câble, électrodes en inox) se pose à même le sol à proximité des sources de risque : machine à laver, lave-vaisselle, chauffe-eau, sous l'évier, en cave. Dès qu'un film d'eau de 1 à 3 mm touche les électrodes, la résistance chute et l'alarme se déclenche. Le boîtier électronique, lui, se fixe au mur à 20-50 cm de hauteur — hors d'atteinte de l'eau.
La notification smartphone arrive en 10 à 30 secondes, vous permettant d'appeler un voisin ou un plombier même si vous êtes absent. Une intervention rapide limite les dégâts à quelques litres d'eau là où une découverte tardive génère en moyenne 2 000 à 5 000 € de réparations. Pour aller plus loin, des électrovannes motorisées peuvent couper automatiquement l'arrivée d'eau générale dès la détection — à faire installer par un plombier. Prévoyez 5 à 10 détecteurs pour couvrir tous les points à risque d'une habitation : le coût total reste modeste face à la valeur du patrimoine protégé.
Détecteurs de monoxyde de carbone (CO)
Le CO est incolore, inodore et totalement imperceptible. Son capteur électrochimique mesure les concentrations de 0 à 999 ppm avec une précision de ±5-10 %. L'affichage LCD indique la concentration en temps réel et mémorise le pic maximum — utile pour détecter des épisodes intermittents nocturnes. Les alarmes sont progressives et conformes à la norme EN 50291 : pré-alerte à 30-50 ppm, alarme à 50-100 ppm, alarme critique au-delà de 300 ppm. Le pattern sonore (4 bips rapides) est distinct des détecteurs de fumée (3 bips espacés) pour identifier immédiatement la nature du danger.
Installez le détecteur CO à 1,5 à 2 m de hauteur, à 1 à 5 m des appareils à combustion (chaudière, chauffe-eau, poêle) et dans les chambres. Durée de vie du capteur : 7 à 10 ans. Le connecter à votre centrale permet de déclencher automatiquement des scénarios domotiques : coupure de l'alimentation gaz, ouverture de fenêtres motorisées, activation de la ventilation.
Détecteurs de gaz (GPL et méthane)
Le capteur catalytique (perles alumine/platine chauffées à 400-500 °C) détecte les gaz combustibles dès 5 à 20 % de leur Limite Inférieure d'Explosivité — bien avant tout risque réel d'explosion. Ces détecteurs fonctionnent nécessairement sur secteur 230V (le chauffage permanent du capteur consomme 300 à 800 mW). Ils signalent les défauts de communication à la centrale en permanence.
Le positionnement est critique et conditionne l'efficacité du détecteur :
- GPL (butane/propane) : plus lourd que l'air — installez à 20-30 cm du sol.
- Méthane (gaz naturel) : plus léger que l'air — installez à 30 cm du plafond.
Un détecteur mal positionné peut être 80 à 95 % moins efficace. Choisissez le modèle correspondant à votre type d'installation (GPL ou méthane). Remplacez le capteur tous les 5 à 7 ans — les catalyseurs se dégradent progressivement et perdent de la sensibilité sans forcément déclencher d'alerte.
Détecteurs de chaleur — pour cuisines et garages
Les détecteurs optiques de fumée génèrent des fausses alarmes répétées dans les cuisines (vapeurs de cuisson) et les garages (poussières, gaz d'échappement). Les détecteurs de chaleur prennent le relais dans ces zones : ils déclenchent l'alarme à un seuil fixe de 54-65 °C ou lors d'une élévation rapide de température (8-15 °C/minute, signe d'un départ de feu). Certifiés EN 54-5, ils sont également adaptés aux combles, buanderies et locaux techniques. La combinaison détecteur de fumée (circulations/chambres) + détecteur de chaleur (cuisine/garage) offre une couverture complète sans fausses alertes.
Avantages de l'intégration à la centrale
Par rapport à une installation de détecteurs autonomes multiples, l'intégration à la centrale d'alarme apporte :
- Une sirène commune 110-120 dB (vs 85-90 dB sur les autonomes) audible dans toute la maison et chez les voisins.
- Des notifications push unifiées sur une seule application, quel que soit le type d'alerte.
- La possibilité de déclencher des scénarios automatiques (coupure d'eau, coupure de gaz, ventilation).
- Une supervision permanente des batteries et des communications — vous savez en temps réel si un détecteur est défaillant.
- Un historique centralisé de tous les événements pour les investigations et les déclarations d'assurance.